Les oiseaux
Le Gypaète barbu
Le gypaète barbu est un grand vautour que l’on rencontre dans le massif pyrénéen. Son envergure peut atteindre 2m50.
Les adultes présentent une teinte rouille sur le corps ainsi que des vibrisses noires se prolongeant sur le bec lui conférant son appellation de « barbu ».
Il est facilement reconnaissable grâce à sa queue cunéiforme. Les individus immatures diffèrent des adultes par leur plumage sombre et par une silhouette plus trapue. Dans les Pyrénées, on le surnomme le casseur d’os. En effet, son régime alimentaire se compose essentiellement d’os.
Lorsque l’os est trop gros, il s’en saisit et le jette sur des rochers pour le casser.
Le gypaète barbu est devenu très rare au cours du 20ème siècle. Aujourd’hui, grâce à la loi de protection des rapaces et d’un programme de conservation européen, il semble sauver.
Avec un peu de chance, vous pourrez rencontrer ce grand rapace lors de balades sur le massif du Cagire.

Crédit photo : Serge Gousse
Le Vautour fauve
Le vautour fauve est un grand rapace charognard. Il parcourt la montagne à la recherche de carcasses de bétail. C’est un oiseau à la vision perçante qui peut voir une charogne à plusieurs kilomètres. Lors de la curée, ils se regroupent par dizaines et nettoient la carcasse en quelques minutes. Ils jouent un rôle essentiel car ils débarrassent la montagne des milliers de cadavres de bétail.
La récente psychose au sujet de vautours « tueurs de bétail » ne doit pas détériorer une réputation déjà bien ternie comme la plupart des oiseaux de proies. Le vautour n’a pas les outils nécessaires pour la prédation et ne pourra en aucun cas s’attaquer à un animal en bonne santé. En revanche, il est probable qu’une bête malade et mourante peut être victime du vautour bien que peu de preuves le démontrent.
http://vautours.lpo.fr/
Le vautour fauve se rencontre sur toute la zone montagneuse du Canton d’Aspet (Cagire, Escalette), mais aussi partout dans le piémont notamment au printemps.

Crédit photo : Serge Gousse
Le Vautour percnoptère
Le vautour percnoptère est un rapace nécrophage de taille moyenne. Il ne fait pas le poids face aux vautours fauves et doit se contenter des miettes laisser par ces derniers. Son occupation préférée est le survol de son immense domaine à la recherche de proies en tout genre (cadavres de bétails, de reptiles, excréments, insectes). Son régime alimentaire extrêmement varié lui a valu le surnom de « l’éboueur de la montagne .
Ce vautour présente un plumage blanc et noir, une queue cunéiforme ainsi q’une face jaune permettant une identification aisée.
Ce rapace est migrateur : il s’envole pour ces quartiers d’hiver en septembre pour ne revenir qu’en mars. En hiver, il côtoie les éléphants, les girafes et les rhinocéros pour rechercher les gros scarabées dont il se nourrit.
La population française est très faible et comptait 66 couples reproducteurs en 2004. L’essentiel des couples se trouve dans le massif pyrénéen.
http://percnoptere.lpo.fr/
Le canton abrite quelques individus que l’on peut observer dans les Trois Vallées (Ger, Job et Arbas), autour des exploitations agricoles.

Crédit photo : Serge Gousse
Le Circaète Jean-Le-Blanc
Le circaète Jean-Le-Blanc est un rapace méditerranéen que l’on rencontre dans notre canton. Son envergure atteint 1m80 ce qui fait de ce rapace un oiseau imposant. Son régime alimentaire est très spécialisé et se concentre exclusivement sur les reptiles, notamment les serpents. Pour cette raison, il recherche les vallons ensoleillés riches en reptiles.
C’est un oiseau majestueux avec un manteau brun, un ventre clair, une gorge brune et deux gros yeux jaunes. Sa vision est excellente pour repérer les reptiles qui prennent le soleil.
Comme le vautour percnoptère, le circaète est un grand migrateur. Il passe la mauvaise saison en Afrique.
Des le mois de mars, vous pourrez le découvrir n’importe où sur le canton.
L’Aigle royal
L’Aigle royal est un grand planeur présent dans les grands massifs montagneux français. Les Pyrénées accueillent une population importante d’aigles. Il niche sur les falaises. Leur nid, appelé aire, est réutilisé d’années en années et est parfois très imposant. Le couple donne naissance le plus souvent à deux oisillons mais seulement un survit. Le premier né monopolise l’attention des parents et condamne son cadet. Exceptionnellement, les deux aiglons survivent. Ceci se produit lorsque le nombre de proies est très important ou que le couple est très expérimenté.
L’aigle royal est un grand rapace. Son envergure atteint 2m20. Le jeune se distingue des adultes par ces taches blanches sous les ailes.
Le régime alimentaire se compose essentiellement de lapins, lièvres, faisans, jeunes isards et surtout de marmottes.
Dans notre canton, on le rencontre très rarement. Les individus observés proviennent des couples en maraude présents sur les Massifs du Gar ou du Val d’Aran.

Crédit photo : Serge Gousse
L’Aigle botté
L’Aigle botté est un petit aigle, cousin du majestueux aigle royal. Son plumage présente un dimorphisme du plumage. On peut le trouver sous forme claire ou sous forme sombre. Les individus clairs sont les plus communs (fréquence de trois clairs pour un sombre).
C’est un chasseur de haut vol effectuant des piquets très impressionnants pour capturer des petits oiseaux ou mammifères, lézards, grenouilles.C’est un oiseaux discret très difficile à observer posé. Les observations les plus courantes sont celles d’un oiseau en chasse prenant une ascendance thermique.
L’Aigle botté est aussi un migrateur et revient sous nos latitudes durant le mois de mars et avril.
On peut le rencontrer partout sur le canton, notamment dans les espaces ouverts.
Le Milan royal
Jadis commun dans la plupart des régions du pays, le milan royal a subi une forte régression des ses effectifs au cours de ces dernières décennies. Les principales causes de ce déclin sont la déforestation, l’empoisonnement, l’utilisation des insecticides, le braconnage, etc. Malgré la loi de protection des rapaces ainsi qu’un programme de protection européen, le milan royal continue de disparaître de nombreuses régions du pays. Le canton d’Aspet et le Piémont Pyrénéen en général sont des bastions pour l’espèce. Malgré un braconnage toujours existant, le milan royal y est toujours commun.
Le milan royal est un rapace de taille moyenne, avec une queue rouille fourchue, deux tâches blanches sous les ailes et une tête argentée. Il parcourt son territoire inlassablement à la recherche d’une charogne, d’un rongeur ou d’une grenouille. C’est un oiseau opportuniste. Il sait tirer parti de la cohabitation avec l’homme, visitant régulièrement les exploitations agricoles et les poulaillers. Il utilise également les détritus humains tels que les sacs plastiques pour construire son aire.
Les populations du midi sont plutôt sédentaires et reçoivent la visite de leurs cousins nordiques durant l’hiver. Cette saison est propice pour comptabiliser les effectifs de milans qui se regroupent en dortoir pour passer la nuit.
http://milan-royal.lpo.fr/
Le milan royal se rencontre partout sur le canton d’Aspet et vous n’aurez aucune difficulté à l’observer.

Crédit photo : Serge Gousse
La Chevêche d’Athéna
La Chouette chevêche est un petit rapace nocturne fréquentant les prairies et les villages des campagnes françaises. Comme la plupart de l’avifaune européenne, elle subit les effets de la disparition des haies et des vieux arbres. Pour s’adapter, elle fréquente les habitations humaines pour nicher mais la modernisation des fermes ne s’accommode pas à son mode de nidification cavernicole. De ce fait, l’espèce est en déclin important partout en France. Dans notre canton, quelques couples subsistent. On découvre sa présence grâce à son chant qui anime les nuits de mars.
Elle se nourrit principalement d’insectes dont on trouve les élytres dans ses pelotes de réjections. Ainsi, elle donne de bonnes indications de son régime alimentaire.
Sa présence témoigne de la bonne santé d’un milieu car ses exigences sont très spécifiques et communes à de nombreuses espèces : cavités pour nicher et grande quantité d’insectes.
http://cheveche.lpo.fr/
Sur le canton, les villages de Soueich, de Girosp et d’Izaut-de-l’Hotel abritent encore quelques couples.
Le Grand tétras
Le Grand tétras appartient à la famille des gallinacés comme la poule et le faisan. C’est un oiseau très discret. Le coq mesure environ 70cm. Il présente un plumage sombre avec des reflets verts ou violets, des tâches blanches sur les plumes de la queue, un bec blanchâtre et une zone nue rouge cerne les yeux. Il existe un dimorphisme sexuel important entre la femelle et le mâle. La poule revêt une livrée brune roussâtre, avec une tâche roussâtre à la poitrine. Son plumage discret lui donne un camouflage excellent notamment lors de la couvaison.
Les parades nuptiales sont très spectaculaires chez cette espèce. La place de chant réunie plusieurs mâles qui chantent et paradent pour conquérir les femelles.
Durant cette période, les oiseaux sont très sensibles au dérangement car les mâles dépensent beaucoup d’énergie pour impressionner les femelles.
En dehors de la parade, le grand tétras est difficile à observer, détalant au moindre bruit suspect. On le voit alors décoller et plonger dans la pente.
Le grand tétras est devenu rare au cours des dernières décennies. Les causes principales de ce déclin sont la déforestation, le dérangement dû aux promeneurs, aux skieurs, à la chasse.
Dans nos communes, le grand tétras se rencontre dans les grands massifs forestiers d’altitudes.
La Pie-grièche écorcheur
La Pie-grièche écorcheur est un visiteur d’été sous nos régions tempérées. Son retour, courant mai, est apprécié par un grand nombre de naturalistes. Le mâle présente un manteau brun rouille, une tête et une nuque gris clair, un ventre beige rosé et un bandeau noir sur le front. La femelle à un plumage plus discret qui se fond avec son environnement. Elle fréquente les haies buissonneuses bordant les prairies et les routes. Elle se nourrit essentiellement d’insectes et de micro mammifères. Le mâle peut constituer un garde-manger lors des journées fastes de mai, en empalant ses proies sur un buisson épineux : c’est le lardoire. Ainsi, lors de l’éclosion des jeunes, le couple possède une réserve de proies en cas de famine.
Ce très bel oiseau nous quitte en août et va hiverner en Afrique.
Comme la chouette chevêche, la disparition des haies mais aussi des mauvaises conditions d'hivernage en Afrique provoquent une diminution des effectifs.
Sur le Canton d’Aspet, on trouve plusieurs dizaines de couples notamment en périphéries des villages de Soueich, d’Encausse-les-Thermes, d'Izaut-de-l’Hotel.
Le Pic noir
Le pic noir est un cousin du pic vert très commun. On le trouve dans les grandes forêts préservées du pays. Dans notre canton, il fréquente principalement les hêtraies et les forêts claires du piémont. Il se nourrit souvent au sol, recherchant les nombreux insectes qui peuplent le manteau de feuilles mortes.
Ce pic est le plus grand représentant européen de la famille des picidés. Pour nicher, il creuse des trous que l’on appelle loges. Ces loges sont très impressionnantes et profondes. Elles servent également de refuges pour un grand nombre d’espèces en tout genre telle que la chouette de tengmalm.
Comme tous les pics, c’est un oiseau discret. Vous le repèrerez grâce à son cri caractéristique.
La hêtraie du Cagire est un bon lieu pour découvrir le pic noir. Mais il fréquente également l’essentiel des massifs forestiers du canton.
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